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Juin 2007

C’est avec plaisir que je vous souhaite la bienvenue sur notre site dans sa nouvelle forme.
L’histoire de Black Blanc Beur est une aventure humaine qui se poursuit depuis 23 ans. Elle appartient à chacun.
Nombreux sont les danseuses et les danseurs de qualité, les artistes et les techniciens de qualité, qui ont construit avec Christine Coudun et avec moi-même l’histoire et la réputation de notre compagnie.


Aussitôt s’imposent des personnalités comme Marie-France Simonnet, Michel Delépine, Sylvie Moisan, Faustino Lorenzo, Mouloud Ioulain , Thérèse-Marie David, Pierre Le Doze… bref l’ensemble des amis, des acteurs associatifs, des habitants de Saint-Quentin-en-Yvelines qui croient en cette histoire, la soutiennent et l’accompagnent depuis le début. C’est à eux que vont mes premières pensées.
Lorsque j’ai trouvé le nom de Black Blanc Beur en 1983, notre besoin, notre envie de faire « histoire », même si elle s’inscrivait dans l’actualité des questions identitaires de l’époque, n’en était pas moins déjà fondée, sur le travail du geste artistique.
Aussi, je ne sais pas quel rôle notre compagnie a joué sur le plan identitaire pour les Français issus de l’immigration ou de la colonisation récente ; ce que je sais, c’est que depuis une dizaine d’années déjà, les Français d’origines africaines, assument totalement les termes noirs et arabes. En conséquence de quoi, notre compagnie ne va pas changer de nom, mais se nommer davantage B3 ou 3B que Black Blanc Beur qui reste un patronyme, une trace.

Bilan de la saison 2006-2007 : B3 a honoré la plupart de ses rendez-vous :

En Création
Grâce au soutien indéfectible de Laurent Flamarion, directeur de la ferme de Bel Ebat à Guyancourt, de M. Guy Malandain maire de Trappes en Yvelines, et aussi celui de l’Etat : DRAC, ACSE, Mission ville 78 , Caisse des Dépôts et Consignations, Région Ile de France, Communauté d’Agglomération de Saint Quentin en Yvelines et Adami.

En Transmission
Là où c’est très important sur notre « Territoire de Danse » : en prison, à l’hôpital, à l’école, auprès d’enfants handicapés.
Là où c’est urgent ailleurs : notamment à Buenos Aires l’hiver dernier, visite qui est le début d’une collaboration avec l’association Crear Vale la Pena (Créer vaut la peine). Nous construisons ensemble un projet de formation professionnelle et d’accès à l’emploi dans les métiers de l’art et de la culture qui s’adresse prioritairement aux femmes. Cette démarche fera entre autre l’objet d’une création chorégraphique avec celles qui en exprimeront les possibilités.
Pour nous la question d’une activité économiquement viable est centrale, en France comme dans la coopération internationale. La condition, comme la place des femmes y jouent un rôle clef : A suivre…
Nous intervenons également à l’université ainsi qu’à la demande d’associations, et de municipalités.

En Diffusion
En Yvelines avec l’Adiam 78, en Région Ile de France ainsi qu’en province et à l’Etranger où nous nous produisons régulièrement. L’équipe est d’ailleurs en ce moment au Maroc pour 5 représentations et des master class dans plusieurs villes.

La joie de danser lorsqu’elle se combine à la construction personnelle peut constituer une motivation formidable. L’art de cette combinaison repose sur des objectifs et un parcours, clairs.
Tous les pratiquants n’ont pas vocation à faire l’artiste, en revanche tous les exercices de perception et de pensée sont des moyens d’améliorer la condition humaine.
L’élaboration d’une écriture contemporaine avec la danse hip hop, s’inscrit dans la nécessité d’une re-symbolisation d’un espace humain, sensible, social, économique, là où prévaut le primat de la consommation, l’ennui et la perte d’un sens à vivre.
Ce besoin est crucial pour les pauvres mais il est aussi important pour ceux qui ne sont riches que d’avoir(s) !

Jean Djemad- Juin 2007




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