edito

Janvier 2007

DANS CET EDITO, "T’es trois" ET "Au féminin", ON EN PARLE !!! ................... ATTENTION ARNAQUE !!! Depuis au moins 3 ans, des usurpateurs utilisent le nom de Black Blanc Beur pour extorquer des fonds aux passants : il y a 2 ans à la gare de Lyon Pardieu, à Paris dans le quartier de la bastille, puis à Bruxelles quartier de la Monnaie et plus récemment à Amiens où certains semblent avoir été appréhendés puis relâchés. Et enfin (si on peut dire) à Strasbourg, en ce début janvier 2007, pl. Kléber et pl. de l’Homme de Fer.


BONNE ANNEE A TOUS !!!!!!!

Voici les mots de Lia Goldberg, directrice culturelle de l’Alliance Française de Buenos Aires à propos du tout récent spectacle de la compagnie "T’es trois" suite à notre tournée en Amérique du Sud en Décembre.

« Univers dépouillé, cru, inquiétant : l’univers de la mise à nue. Présence de la menace constante et indécente de l’autre, des autres. Trois danseurs sortis de nulle part, en tenue de bureaucrates, entrent en mouvement, dans un espace sonore presque agressif et grinçant. Tout est là pour nous saisir. Ils se bousculent, se heurtent, se poussent, se repoussent, se cognent, se bloquent, se moquent, sautent les uns sur les autres, s’enchevêtrent dans une danse en perpétuelle transformation, poussée à son paroxysme. Jeux d’attirance et de répulsion, un love/ hate permanent des êtres entre eux nous expose l’envers du décor, en mettant en lumière menaces, peurs, angoisses et cruauté. Tour à tour victime ou bourreau, mais avant tout ne jamais perdre le contrôle, là est l’enjeu. Se développe devant nous une lutte pour trouver sa place à trois, exister et survivre. Déconstruire et reconstruire sans cesse. Habitée par une puissante dimension psychologique, la danse est mise en abîme, en nous emmenant là où tout semble inachevé, voire même en décomposition. L’universalité des images de violence à l’état cru, non contenue, nous le rappelle : les dictatures khmère ou argentine ne sont pas loin. Et d’autres encore. Lumières, projecteurs, tapis de danse, pendrillons, tout participe de cet univers de bouleversement, où rien ne nous rassure. Acte créateur engagé, loin de l’esthétisme et du politiquement corrects, « T’es trois » remue et dérange : une danse pour dire le monde, sans concessions. »

Et concernant le spectacle "Au Féminin" créé en Novembre dernier, voici l’article de Thomas Hahn paru dans le magasine Danser du mois de Janvier 07.

« Qui aurait pu penser qu’une pièce de hip hop pouvait évoquer la maternité ? et soudain, après une sorte de défi, une grossesse et un bébé qu’on berce. Quel retournement, quel symbole ! Pour que ce soit possible, il fallait aux Black Blanc Beur réunir 5 breakeuses sous la direction de Christine Coudun. Il s’agit bien de la réplique féminine à leur Break Quintet masculin. Les freeze se terminent en caresses, les prouesses en break dance surgissent si naturellement qu’on ne les remarque presque plus. « Au féminin », la puissance est au service d’une dramaturgie féline qui esquive le regard masculin. Et pourtant le suspense ne connaît pas de repos. Un brin dompteuse, la reine de la nuit affronte quelques mauvais esprits sous capuches dans un jeu ralenti, mais fluide. Agression/ séduction, une ambiance jazzy au ralenti, et à tout instant une belle énergie de groupe au lieu du « regardez-moi ! » si fréquent chez les breakeurs. On plonge dans l’énigme, comme chez Joseph Nadj quand il remue l’univers d’un roman. »




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