edito

Juin 2005

Notre projet s’intitule depuis de nombreuses années : « Territoires humains, Territoire de danse », il traduit la volonté de construire un ancrage local.

Cette analogie des territoires est pour signaler que la démarche artistique est en même temps une fin en soi et un


Nous sommes début Juin 2005, et grâce au soutien que la Communauté d’Agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a apporté l’été dernier pour nos vingt ans, nous avons essayé d’améliorer notre site.

Notre projet s’intitule depuis de nombreuses années : « Territoires humains, Territoire de danse », il traduit la volonté de construire un ancrage local.

Cette analogie des territoires est pour signaler que la démarche artistique est en même temps une fin en soi et un formidable outil d’émancipation sociale.

Née d’une aventure artistique de ville en 1984 notre compagnie a été constituée d’habitants devenus artistes.

A cette même période le mouvement socioculturel issu des projets d’éducation populaire d’après-guerre est remis en cause.

Pour nous, le succès national et international est immédiat, c’est la reconnaissance institutionnelle et la reconnaissance locale qui font défaut.

Pour l’activité artistique, je vous renvoie aux différentes rubriques de ce site, que nous allons pouvoir mettre à jour plus régulièrement. Nous attendons aussi un mot de la Chorégraphe et des danseurs.

Ce mois-ci : Je voudrais signaler le travail accompli auprès de nous, par Eric Legay un réalisateur qui nous suit depuis plus d’un an : en effet il a obtenu avec « Château Rouge » son support de production, l’aide du CNC (centre National du Cinéma) pour un 52’ consacré à notre Histoire. Eric finit actuellement le montage. Une re-création de Si Je t’M est aussi en projet.

Le démarrage des répétitions du nouveau spectacle de la compagnie « Au Feminin » m’a fait une excellente impression ; il se dégage chez les filles une envie commune et une complicité qui présage d’une belle aventure, la prochaine session de travail est prévue ce mois-ci et la création en Mars 2006.

Pour terminer, je voudrais saluer la performance de trois danseurs : Laurent Kong A Siou, Adilson Horta de Sousa, et Franz Cadiche qui, avec leur groupe « Phase T » ont remporté le mois dernier à Montpellier le championnat de France de Breakdance. Comme l’an passé Valentine Nagata avec son groupe "Fantastic Armada", ils représenteront la France au "Battle of the Year" (championnat du monde qui se déroulera le 22 Octobre 2005 en Allemagne).

Cette ambivalence de talent entre l’art chorégraphique et la compétition est à l’image des danseurs de B3 aujourd’hui.

Elle traduit une exigence, elle produit une liberté.

Cette liberté entretient le désir d’être en vie, d’être en mouvement, d’être ensemble et c’est ce désir que nous voulons transmettre aux habitants, l’apprentissage des techniques n’étant qu’un moyen d’y parvenir.

Au-delà des 25 personnes régulières qui composent la Cie d’aujourd’hui, et des nombreuses graines que nous avons plantées en France, en Europe et dans le Monde, notre histoire témoigne du réveil des sociétés civiles et de la nécessité d’améliorer concrètement l’expression démocratique chez soi avant que de donner des leçons ailleurs.

Nos élus s’ouvriront-ils au dialogue avec leurs artistes ?

Dans notre cité comme dans les autres, je pense que les habitants n’aspirent, évidemment, pas tous à être artistes. En revanche dans notre cité, comme dans les autres, les moyens de l’art sont fondamentaux pour améliorer, et pour construire un « Vivre Ensemble », dont la particule élémentaire est la parole de chacun. L’art est l’un des principes actifs du politique.

Jean Djemad Trappes le 30 mai 2005

Aujourd’hui nous sommes accueillis en résidence, pour trois ans, par l’institut Marcel Rivière avec notre premier soutien pérenne de la DRAC. Le conseil régional envisage aussi un soutien sur trois ans Le département des Yvelines à travers l’ADIAM78 construit avec nous un projet de formation pour plusieurs années. Le Fasild et (autrefois le FAS) soutient avec constance notre démarche. Il faut ajouter le concours de l’état sous forme d’interventions d’appoints comme la mission ville et la caisse des dépôts et consignations. La reconnaissance institutionnelle est en bonne voie, mais les interventions de l’état sont encore nécessaires.

En effet

Concernant la reconnaissance locale c’est plus lent, car même si les projets s’intensifient et se relient entre eux à Saint-Quentin-en-Yvelines (Ferme de bel Ebat /Guyancourt ; ACT /Trappes ;IMR la verrière, Ecole de danse/ Elancourt) sur le département et sur la région, il nous faudra compter davantage sur les liens que produira cette action artistique que sur les outils actuels de la décentralisation.




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